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Vingt mille lieues sous les fleurs

Un écueil fuyant

L’année 2017 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n’a sans doute oublié… En effet, depuis quelques temps plusieurs jardiniers  s’étaient rencontrés sur terre avec un  objet long, fusiforme, souvent phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu’une abeille.

Vous aurez reconnu un médiocre pastiche de la célèbre prose de Vingt mille lieues sous les mers, adaptée pour la circonstance au Jardin Intime du Massif et à ses habitants étonnants...

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Les faits relatifs à cette apparition, consignés aux divers livres de bord, s’accordaient assez exactement sur la structure de l’objet ou de l’être en question, la vitesse inouïe de ses mouvements, la puissance surprenante de sa locomotion, la vie particulière dont il semblait doué. Si c’était un cétoine, il surpassait en volume tous ceux que la science avait classés jusqu’alors. Ni Verveine, ni Flocon, n’eussent admis l’existence d’un tel monstre – à moins de l’avoir vu, ce qui s’appelle vu de leurs propres yeux de savants…

 

 

 

 

Partout dans les grands jardins, le monstre devint à la mode; on le chanta dans les allées, on le bafoua dans le terreau, on s’en joua sur la toile. Les canulars eurent là une belle occasion de pondre des œufs de toute couleur. On vit réapparaître dans les jardins tous les êtres imaginaires et gigantesques, depuis l’abeille blanche, la sublime «white bee» des régions hyperboréennes, jusqu’à « l’arpenteuse à cornes » dont le dard peut percer une tige de cinq mètres et l’entraîner dans les abîmes de la nature…

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Mais heureusement, tout ceci n'était que l' affabulation d'un jour de grande chaleur,  une de ces inventions des esprits échauffés... Tout allait pour le mieux dans le Jardin Intime du Massif, les jardiniers se contentaient d'espérer qu'un jour la pluie tombe et que, après tous ces efforts consentis à la nature, un certain mérite leur soit octroyé par les éléments, à défaut d'un répit. En attendant, les lys Martagon martagonnaient et les roses s'épanchaient, tandis que les papillons se faisaient toujours plus nombreux.

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Bonne semaine à vous toutes et tous, jardinautes à l'imagination débordante, avec l'espoir qu'un hypothétique orage viendra remettre de l'ordre dans les esprits dérangés par la surchauffe, amenant avec eux d'étranges et nouveaux personnages qui nous ont  autrefois enchantés...

F. comme Flocon d'avoine

 

Commentaires

  • Je me suis bien plu dans ce jardin fiction! et j'aurais bien voulu que mes lys martagonnent eux aussi - mais je ne les ai même pas aperçus...
    L'orage a abreuvé le jardin cette nuit - dimanche gris et reposant...

  • Les orages sont bien arrivés, en tout cas, sur mon Haut Forez. Ils ont bien du passer sur ton massif aussi. Le temps est moins chaud et l'air nettement plus respirable.
    A bientôt

  • Bonsoir,
    je viens de chez Marithée, et de son jardin.
    De son blog en fait.
    Et je découvre votre intérêt pour la faune et la flore.
    Pour le texte que vous proposez, il est assez hors normes sur le blogs, agréable surprise.
    Amlicalement, Yann de passage ....

  • Dans mon jardin aussi un monstre s'était invité hier sous la forme d'une sphère bondissante que des humains mâles de diverses générations poussaient violemment du pied en hurlant : « but ! but ! » Je ne sais pas ce que ça veut dire mais c'est bien trop bruyant pour moi et je suis donc resté dissimulé sous les buissons, Après le départ des humains le monstre redevient inoffensif et je peux même le toiser en passant à côté de lui : même pas peur ! Toujours de très jolies images même si Tantanne n'aime pas trop ces sales bestioles, Amitiés à tous les habitants du JAIM de la part de Dimitri le chat-courageux-mais-pas-téméraire,

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